Cameroun: Sortir du verrouillage de Paul Biya.

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Le jeu électoral est plus libre partout où existe le vote à 2 tours. Le système électoral de Paul Biya ayant verrouillé le vote à un seul tour, cela empêche l’opposition de se ranger sans hésiter derrière celui de son camp arrivé en tête au premier tour. 

De même, la loi électorale exige d’être membre d’un Parti pour briguer à une élection. Cela met hors-jeu des femmes et des hommes qui aiment leur pays et qui sont assez compétents, mais ne peuvent être des candidats parce qu’ils ne sont pas inscrits dans un Parti. 

A la direction du processus électoral, il y a ELECAM. A sa tête, des hommes nommés par Paul Biya et bien payés pour être au service du pouvoir. Ils gèrent donc les élections en faveur de la main qui les nourrit. 

Le jour du vote, des hommes nommés par le pouvoir, gouverneurs, préfets et sous-préfets, couvrent des opérations de bourrage des urnes et l’écriture des faux procès-verbaux, tout en convoyant des détenteurs de plusieurs cartes d’électeurs dans des bureaux de vote lointains. Pour exécuter cette besogne, ils ont à leur disposition des moyens matériels de l’administration, locaux et véhicules notamment. 

Après le scrutin, certaines réclamations montent jusqu’au Conseil Constitutionnel nommé par le président de la République, et devinez en faveur de quel Parti il se prononce… 

Pendant des décennies, les Kamerunais ont pris part aux élections à la Biya. Il faut en sortir, à travers des mouvements des masses populaires (travailleurs, chômeurs, syndicats, étudiants, fonctionnaires, femmes, hommes, élites non corrompues, etc.), des mouvements pacifiques, qui imposent la voie des forces patriotiques, une voie fondatrice : le changement par la Transition Politique.

Source : (LA VOIX DU KAMERUN, NOUVELLE SÉRIE, N°11-MAI 2024). 

PAR: ZE MBARGA

 

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